Interviews, Music

Bullet For My Valentine

La sortie de « Gravity » approchant à grand pas à ce moment-là, le Graspop semblait représenter l’occasion rêvée de rencontrer Padge, le guitariste de Bullet For My Valentine, pour discuter de ce sixième album.

« Gravity » sort dans quelques jours. Comment te sens-tu aujourd’hui par rapport à cette sortie ? Je me sens bien ! On a fait une tonne de choses différentes ces derniers temps, on tourne aussi pas mal pour promouvoir l’album. Ironiquement, il ne nous reste qu’une semaine avant de faire un break, au moment de la sortie. Mais c’est une période excitante malgré tout car nous travaillons avec un nouveau label et nous avons presque un nouveau groupe, c’est une sorte de nouveau départ.

Vous avez cependant déjà sorti quelques chansons. Quels feedbacks en avez-vous reçus jusqu’à présent ? C’est très positif ! Malheureusement, de nos jours avec internet, il y a toujours un côté négatif aux feedbacks qu’on reçoit, mais on ne doit pas s’attarder sur ce genre de choses, il faut avancer et ne pas écouter tous ces justiciers du clavier. Je pense que c’est la même chose à chaque sortie d’album avec internet, parce que chacun a une opinion qu’il souhaite partager.

Comment gérez-vous les critiques en général ? On n’y fait vraiment pas attention, parce que si on se laisse submerger par les critiques, cela peut vraiment être déprimant. Personnellement, ça me fait plutôt rire. Si je n’aime pas un groupe, je ne vais pas m’amuser à écrire un commentaire négatif, je vais juste le garder pour moi.

Sinon, ce qui est génial avec Bullet For My Valentine, c’est qu’on peut reconnaître votre son entre mille. Quel est votre secret ? On essaie simplement de trouver l’équilibre entre les mélodies et les riffs de guitare plus agressifs. Je pense que notre originalité vient de ces mélodies, ces harmonies que l’on fait à la guitare. En général, notre musique est basée sur le riffing, mais pour cet album, on s’est plus concentrés sur les paroles et sur l’ajout de nouvelles sonorités, autre chose que des solos et autres blast beats. Je pense que cet album est un peu différent, mais la forme reste la même, on y a juste ajouté des sons électro, des samples, des plug-ins, etc.

Durant la composition de l’album, est-ce que vous saviez exactement ce que vous alliez faire ou c’est venu plus naturellement, au fur et à mesure du processus ? Quand on compose, en général, cela vient plutôt naturellement, mais cette fois-ci, on ne voulait pas se raccrocher à ce type d’écriture. En quelque sorte, on voulait se laisser influencer par d’autres sons autres que les guitares, comme les samples dont j’ai parlé, ce genre de trucs. Parfois un son « stupide » peut initier un riff et voilà, une chanson naît. C’est très inhabituel, parce que l’on n’avait jamais essayé ça auparavant, mais ça nous a plutôt bien réussi !

Comme tu viens de le dire, vous avez utilisé ces sons électroniques pour créer quelque chose de nouveau, mais êtes-vous allés chercher de l’inspiration auprès de nouveaux groupes qui sont familiers à ces sonorités ? Non, je ne pense pas. Je pense qu’on voulait juste entrer un peu dans le monde digital plutôt que de se reposer sur ce qu’on avait l’habitude de faire : un riff, un autre riff, puis un autre et encore un autre, un passage central, un solo… Non, on voulait vraiment penser autrement, voir plus loin.

Tu as un morceau préféré sur « Gravity » ? Pour moi, « Piece Of Me » est super, j’adore le jouer en live, c’est fun, il a beaucoup de groove. J’aime beaucoup jouer les morceaux plus agressifs sur scène et celui-là est sans doute le plus lourd de l’album.

D’un autre côté, en ce qui concerne les paroles, j’ai l’impression que les chansons parlent beaucoup de sentiments, de relations, … De quoi vous êtes-vous inspirés pour parler de ces thèmes ? C’est Matt qui écrit les textes, donc c’est difficile de répondre à sa place, mais ces deux dernières années ont été difficiles pour lui. De ce fait, les paroles sont très réelles, viscérales. Il n’a rien inventé, tout est inspiré de ses expériences personnelles.

Est-ce qu’il y a d’autres thèmes présents sur l’album ? Hormis ses batailles personnelles, Matt parle de hauts et de bas, des choses qui se passent autour de lui, des relations, etc. On est juste des humains, on a aussi des sentiments et des émotions. Parfois, la vie n’est pas faite que de positif, au contraire, il y a souvent beaucoup de négatif. Je pense que c’est le thème général de l’album, en fait, les épreuves que l’on a à traverser.

C’est triste que Matt soit passé par là, il aide beaucoup de gens avec ses textes… Justement, je pense qu’il espère que les gens se retrouvent dans ses textes, parce que tout le monde traverse des phases difficiles. Il écrit sur des faits réels, et que les gens puissent s’y raccrocher crée une véritable connexion avec l’album. Je pense qu’il y a des gens qui sont plus marqués par les riffs, mais à mon avis, beaucoup plus de gens sont marqués par les paroles et s’en souviennent.

D’un autre côté, j’ai l’impression que l’artwork de « Gravity » est le plus coloré de toute la discographie de Bullet For My Valentine. Comment est-ce arrivé ? Je pense que ça vient du titre de l’album lui-même, « Gravity ». On a envoyé le projet d’artwork a plusieurs designers qui nous ont renvoyé des idées différentes et on a fini par choisir ces ailes qui, soit dit en passant, étaient en noir et blanc à la base. On peut l’expliquer simplement comme ceci : c’est la gravité qui te retient au sol et les ailes sont supposées t’élever. Nous avons voulu ajouter toutes ces couleurs pour donner plus de dimension visuelle à cet artwork, et sa déclinaison en backdrop et en merchandising est beaucoup plus intéressante.

bfmv_artwork

Finalement, Bullet For My Valentine a été fondé il y a vingt ans. Est-ce que vous prévoyez quelque chose pour célébrer cet anniversaire ? Non ! On veut juste tourner avec « Gravity ».

Et ça vous fait quoi quand vous réalisez que ça fait déjà vingt ans, en fait ? Personnellement, je me sens un peu vieux, mais je sens aussi un peu béni, parce qu’on fait partie des quelques-uns à être signés et à pouvoir jouer sur des festivals comme ici, au Graspop. On y joue pour la septième fois, je crois. On tourne dans le monde entier aussi, on a sorti six albums… Quand on a signé pour la première fois, je ne pensais pas qu’on durerait si longtemps, je n’y pensais même pas en fait, j’étais juste heureux qu’on puisse être signés. C’est vraiment super que ça continue !

Question bonus : qu’est-ce que tu aimes en Belgique ? La bière ! Ce n’est pas le moment pour moi d’en boire maintenant, mais j’aime vraiment bien la bière belge !

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