Interviews, Music

Le retour d’Aktarum avec la sortie de « Ragnatroll »

C’est Brieuc, alias Trollbard, qui nous parle du retour d’Aktarum sur le devant de la scène belge. Même si la bande de trolls n’était jamais bien loin des planches, elle a pris son temps pour produire « Ragnatroll », un tout nouvel album sur lequel le groupe explore d’autres possibilités.

Quatre ans se sont écoulés depuis votre dernière sortie, « Game Of Trolls », qu’avez-vous fait pendant tout ce temps ? Durant ces quatre ans on a continué à faire une petite dizaine de concerts par an. Trollour et Trollaklass sont devenus papas pendant ce temps-là, aussi. On a commencé à bosser sur le CD il y a plus de deux ans, donc ces quatre dernières années ont quand même été pas mal chargées quand j’y repense.

Aujourd’hui, la sortie de votre nouvel album « Ragnatroll » est proche, comment vous sentez-vous ? Super bien, je t’avoue ! La sensation est top car on a bossé sur ce CD vraiment longtemps. L’avoir en main et se dire qu’on a pris le temps, ça en valait la peine. Comparé aux autres albums celui-là est beaucoup plus abouti. Certainement parce que les trois nouveaux membres du groupe sont vraiment balaises, ça doit jouer. (rires) Je blague évidemment mais on a pris le temps de se poser à cinq et de penser chaque chanson pour qu’elle soit la meilleure possible. Et vu le résultat, on est hyper fiers.

Personnellement, je trouve l’album encore plus mélodique que ce que vous aviez proposé jusqu’à présent. Mais vous, comment décririez-vous ce nouvel album musicalement ? Je suis vraiment de ton avis, le côté « pouet-pouet » est moins présent et on a vraiment essayé de rendre l’album épique et donc plus mélodique. En tout cas autant qu’on pouvait. Si on devait le décrire, musicalement, je pense qu’« épique » serait le terme juste. Parce que le jeu de batterie est vraiment différent de ce que le groupe a proposé jusqu’à présent, ce qui renforce les passages les plus durs et agressifs. De l’autre côté, on est parvenu à arranger de vrais choeurs qui rendent la musique plus dense. Cet album est vraiment un mélange de nos influences respectives. Plus sombre et extrême que les précédents, mais plus mélodique dans le travail des arrangements.

J’ai l’impression que l’ajout de chœurs, et je pense notamment au titre « Troll Bard », est une nouveauté pour Aktarum, je me trompe ? D’où vous est venue cette idée ? Personnellement, je tanne les deux vieux roublards du groupe depuis quatre ans pour en placer… Alors, soit ils ont cédé, parce qu’à force ça devient chiant, c’est sûr. Ou alors, leur franc est tombé et ils étaient prêts pour ça. Plus sérieusement, on a tous, toujours, été fan du principe de l’utilisation de choeurs dans le metal. Certainement à des degrés différents mais le fait que les gens chantent avec nous sur scène, ça nous a probablement convaincu que c’était ce dont on avait besoin. Que ça soit dans le heavy metal, le folk pagan ou le metal extrême, on adore tous ça. Et du coup on a tous participé et le résultat est vraiment top.

Pouvez-vous évoquer le processus d’écriture de « Ragnatroll », qui fait quoi en général quand vous composez ? Je ne sais pas si on peut parler de processus d’écriture. Chacun écrit à sa façon. Mais pour « Ragnatroll » c’était surtout Trollaklass (guitares), Trollour (claviers et voix) et moi qui avons écrit les chansons. Trollhammer et Trollaflem ont écrit leurs parties respectives de batterie et de basse, mais n’ont pas participé activement à l’élaboration des structures et des arrangements. Et pour tout ce qui concerne le storyboard derrière l’album, je me suis chargé de l’écriture.

Vous avez travaillé avec le producteur norvégien Martin Skar Berger, comment est-ce arrivé et comment s’est passée votre collaboration ? Trollour était fan de ses vidéos (comme nous tous maintenant) et on trouvait qu’il avait vraiment un super son. Alors Trollour l’a contacté. Il était justement disponible quand ça nous arrangeait et donc on a sauté sur l’occasion. Martin est vraiment quelqu’un de très sympa et de très pro. Tout s’est fait par mail. Ce n’était pas toujours évident parce qu’en étant cinq dans le groupe, prendre des décisions n’est pas une chose facile. On a décidé de bosser avec Martin alors qu’on a eu l’habitude de tout faire nous-mêmes, donc ça n’a pas été simple de se dire : « Ok, on lui fait confiance, ça sera nickel ». Mais on l’a fait et on n’est pas déçus du résultat.

Y a-t-il d’autres personnalités qui ont participé à « Ragnatroll » ? Oui, nous avons travaillé avec Mika Jussila du célèbre Finnvox Studio (Finntroll, Eluveitie, Stratovarius,…) qui a masterisé l’album. Grâce à lui, le nouvel Aktarum sonne vraiment comme on le souhaitait. On a également  bossé avec Jan Örkki Yrlund de Darkgrove pour l’artwork et avec Jean-Michel Degoedt pour le nouveau logo.

Pouvez-vous parler un peu de l’artwork ? Trollour (toujours lui) a découvert l’artiste, Jan Örkki Yrlund, en regardant les pochettes d’album sur internet et du coup, il l’a contacté. Pareil, Jan a vraiment été super pro et a réalisé une pochette vraiment magnifique qui nous représente vraiment bien. On voulait un Troll (ouais, pas très étonnant) de combat partant à l’aventure. C’est ce dont l’album parle. Cette idée de voyage et de récit épique nous plaisait vraiment et Jan a su la retransmettre dans la pochette et rien que pour ça, ça en valait la peine.

Aktarum_Ragnatroll

Sinon, n’est-ce pas contraignant d’inclure le mot « troll » à chaque titre ? Comment faites-vous pour toujours trouver de nouvelles idées ? On  a vraiment décidé de jouer à fond sur les trolls. On est des vieux trolls (enfin surtout Trollaklass) et c’est comme ça que le groupe est né. Les trolls font vivre Aktarum et Aktarum fait vivre les trolls. Il n’y a pas d’alternative pour nous. On joue du « Troll Metal », chaque chanson porte le nom « Troll » et chacun de nous aussi. Alors oui, ça peut être contraignant parce qu’à un moment, quand le groupe à trois albums et qu’on répète, on se demande quelle chanson on va jouer, quelqu’un dit : « machin truc Troll » et personne ne bitte rien à ce qu’il vient de dire. Faut le temps d’apprivoiser les noms des chansons mais au bout d’un certain temps on s’y fait et c’est top.

Hormis les trolls, quels sujets abordez-vous en parallèle dans vos textes ? Il y a peut-être un concept aussi derrière « Ragnatroll » ? Il y a effectivement un concept derrière « Ragnatroll ». L’histoire se déroule après les Jeux (« Game Of Trolls »). Les trolls rentrent au village et comme à leur habitude ils font la fête. Ce qu’ils ignorent c’est qu’au même instant, quelque chose dans la forêt se réveille. Une force obscure jusqu’alors en sommeil. L’histoire de l’album raconte comment les Trolls vont découvrir ce mal, comment vont-ils faire face à cette force? L’histoire est détaillée dans l’album donc si vous souhaitez en savoir plus, venez le 8 décembre à Wavre à la Vitamine Z.

Outre l’événement en tant que tel, prévoyez-vous quelque chose de spécial pour votre release party du 8 décembre ? Nous jouerons pratiquement intégralement le nouvel album. J’ai envie de dire, venez nous voir et vous verrez ! La fête, la fête et euh… La fête, ouais !

Autrement, quels sont vos projets après la sortie de l’album ? Tourner ! On espère vraiment pouvoir promouvoir la sortie de l’album courant 2019, jouer le plus possible et faire découvrir à tout le monde notre univers et la musique qui nous passionne.

Sinon, la création d’Aktarum remonte à 2005. Que retenez-vous de toutes ces années ? Quels moments forts gardez-vous en mémoire ? Aktarum c’est vraiment cinq types (cinq trolls, ouais d’accord) qui jouent pour le plaisir de jouer. Des moments forts, il y en a presque à chaque concert, que ce soit entre nous ou avec les orgas ou le public. Moi personnellement, ça fait quatre ans que je suis dans le groupe et à chaque fois je m’éclate. Et je pense que ça a toujours été le mot d’ordre du groupe. Le jour où on ne s’amuse plus, on arrête. Moi et Trollhammer, à mon avis, c’était le Ragnard Rock festival en France, près de Lyon. On a été reçus comme des rois, on a joué dans de super conditions et surtout on a, de façon délibérée, vidé tout le bar du fest, pendant trois jours. Bon, après on n’était pas frais mais on s’est amusés avec les autres groupes. C’était un super souvenir !

Finalement, quels sont les buts que vous souhaitez atteindre dans le futur ? Préparer les albums suivants et continuer à jouer. Parvenir à partir en tournée serait vraiment génial pour nous cinq. On va tout faire pour y parvenir.

Si vous souhaitez ajouter quelque chose pour terminer cette interview, libre à vous ! FIGHT WITH THE RAGE OF A 1000 TROLLS, FIND WHAT THE WOODS HIDE IN THE DARK !!!

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