Interviews, Music

L’après Kraken Metal & Rock Fest VI par Sylvie

Après une sixième édition à nouveau riche en découvertes du désormais bien connu Kraken Metal & Rock Fest, le public semblait enchanté. Mais qu’en ont pensé les organisateurs du festival ? Débriefons de suite avec Sylvie, qui nous parle également de son expérience en tant qu’organisatrice.

Bonjour Sylvie, la sixième édition du Kraken est maintenant passée, quelles sont tes impressions générales ? Bonjour Isabelle, merci pour cette interview. La sixième édition du Kraken est terminée et Thierry et moi-même en sommes très satisfaits. En effet, tout s’est déroulé sans retard pour les groupes, ceux-ci étaient très sympathiques et ont apprécié leur accueil. Le public était présent, même si nous l’aurions aimé plus nombreux. Il y avait des habitués, que nous remercions pour leur fidélité, mais aussi de nouvelles têtes et même des personnes venues de l’étranger. Tout se passe sans prise de tête. C’est un festival familial et amical. Même si nous sommes fatigués, nous organisons toujours cet événement avec grand plaisir et juste pour le plaisir.

As-tu eu un coup de cœur pour un groupe en particulier lors de cette dernière édition ? En bookant les groupes nous-mêmes nous les écoutons attentivement avant de porter notre choix sans pour autant les avoir déjà vus sur scène. Cette année, nos choix étaient très intéressants mais il faut avouer que nous avons eu de bonnes surprises. Le groupe parisien Sweet Needles nous a conquis grâce leurs compos, la voix du chanteur et surtout par leur énergie débordante sur scène. Personnellement, j’ai beaucoup apprécié le groupe parisien Penumbra, deux très belles voix. Tous les autres groupes avaient également beaucoup de qualités et ont réalisé de très belles performances. Thierry a, quant à  lui, eu un coup de coeur pour le groupe belgo-hollandais Thorium, excellent band également.

Pour toi, quels sont les points forts du festival ? La taille du festival : salle de moyenne capacité qui permet au public de s’y sentir en famille et de retrouver ses amis et connaissances. Le prix de l’entrée de 12 ou 15 euros pour 8 groupes représentant une affiche de qualité avec des groupes allant du rock au metal de tous styles.

Au contraire, quels seraient les aspects du festival que tu voudrais améliorer dans le futur ? Nous avons opté pour le Zik-Zak à Ittre, endroit plus convivial, plus intime et mieux adapté à ce que nous souhaitions proposer. Point amélioré depuis deux ans. Aujourd’hui, mieux cerner le caractère publicitaire de l’événement en nous servant de l’expérience acquise.

Faisons maintenant un petit bond dans le passé, si tu l’acceptes : qu’est-ce qui t’a donné l’envie d’organiser un festival ? Avant le Kraken, j’avais déjà mis sur pied un autre festival que j’organisais avec mes étudiants. Les bénéfices servaient à payer un voyage de 15 jours à l’étranger dans un centre pour enfants ou adultes porteurs de handicap. Mes étudiants sont tous déjà diplômés en tant qu’enseignant, logopède, psychologue, ergothérapeute, etc. et font une spécialisation sur les troubles et handicaps. Nous proposions nos services à l’équipe sur place. Nous avons ainsi pu partir au Maroc, deux fois en Tunisie, en Slovaquie et en Belgique dans une ferme à adapter d’un point de vue pédagogique à la venue d’enfants différents. Après ces belles expériences, j’ai arrêté de partir avec mes étudiants et je me suis tournée vers Thierry Paglia pour organiser le même style de festival pour le plaisir, sans objectifs de bénéfices obligatoires pour réaliser le projet des étudiants. Avec Thierry, cela fait six ans que nous travaillons ensemble avec chacun nos spécificités et ce, en toute amitié.

Et qu’est-ce qui t’a donné envie de réitérer l’expérience six fois ? Le plaisir de faire jouer des groupes connus et moins connus. Des groupes belges des 3 parties du pays et des groupes étrangers que nous aimons.

On t’a certainement déjà posé la question, mais pourquoi avoir choisi ce nom, « Kraken » ? Le nom de « Kraken » est un nom proposé par mon mari qui travaille avec nous depuis les débuts. Nous avons estimé qu’il sonnait bien et qu’il faisait référence.

Sinon, comment sélectionnes-tu les groupes qui jouent au Kraken ? Même si ce ne sont pas toujours les noms les plus connus qui figurent à l’affiche, ils sont toujours d’une grande qualité. Nous invitons les groupes à postuler dès janvier. Nous recevons des offres du monde entier. Nous souhaitons obtenir deux vidéos live et nous écoutons tout. Thierry a des goûts qui se dirigent vers le heavy metal et le metal progressif. Par contre, je suis plus orientée metal « à chanteuses » mais pas trop lyrique. Un bon hard rock nous plaît aussi, voire de belles découvertes originales également. Après un tri individuel, nous nous réunissons et choisissons nos « vedettes » dans les groupes que nous avons retenus tous les deux. Ensuite, nous proposons aux groupes choisis le défraiement possible, différent pour chacun d’entre eux, ils acceptent ou non. Nous n’avons jamais eu de refus.

Il y avait plus de groupes « à chanteuses » (appellation non péjorative) cette année, était-ce un hasard ? Oui c’est un hasard, en général on essaie de faire moitié-moitié. D’ailleurs, je pense que c’est encore ce que nous avons fait cette année.

Quels groupes rêverais-tu de faire jouer ? Pour Thierry, je suis certaine que ce serait Iron Maiden. Pour moi, je dirais Dire Straits, Lacuna Coil et bien d’autres.

Jusqu’à présent, quel est ton meilleur souvenir du Kraken, toutes éditions confondues ? Chaque édition a eu son lot de souvenirs, mais un que je retiens en particulier, c’est lors du KMRF 4, quand nous avons fait jouer Blazing War Machine et Dagoba l’un derrière l’autre car nous souhaitions voir Franky Costanza avec Dagoba sur scène et que celui-ci venait de les quitter. Ce fut un grand moment, mais également la rencontre avec un homme charmant et d’une très grande gentillesse.

Aurais-tu une anecdote marrante de coulisses à nous raconter ? Sans aucun doute, celle des petits pains garnis qui ne l’étaient pas assez, ou alors celle de l’ingénieur du son d’un groupe qui pensait tout savoir sur tout mais qui était incapable de connecter tout seul son smartphone au wifi de la salle !

Chaque festival a besoin de bénévoles, peux-tu nous parler un peu de l’équipe du Kraken ? Le Kraken ne peut être organisé sans l’aide des bénévoles. Nous avons des amis et de la famille qui nous aident au bar, à la cuisine et à l’entrée et ce, depuis des années. D’autres personnes sont des fidèles ou nouvellement recrutés qui travaillent aux changements de scène. Un immense merci pour leur dévouement !

Si tu devais donner trois conseils à quelqu’un qui souhaiterait organiser un festival, quels seraient-ils ? Le premier conseil serait de bien s’entourer. Thierry, les bénévoles et moi-même formons une équipe sans aucune prise de tête et avec une énorme complémentarité. Cela permet finalement d’avoir un public heureux grâce à un timing parfaitement respecté et des services de qualité au bar et à la cuisine. Le deuxième conseil serait de bien choisir l’endroit de l’événement, faire appel à un ingé son et un ingé lights qui maîtrisent parfaitement l’équipement offert par le bailleur. Les nôtres sont excellents et très sympas. Le troisième, et non le moindre, est l’aspect financier de l’événement. Tous les groupes qui passent au Kraken reçoivent un défraiement. Les frais fixes concernent l’infrastructure et les frais variables sont, quant à eux, fonction du nombre de personnes présentes. Les boissons et la nourriture entre autres. Mais finalement, chacun a sa méthode pour y arriver.

Enfin, la question fatidique : aurons-nous droit à une septième édition l’an prochain ? Quinze jours après la clôture de la sixième édition nous étudions les opportunités.

Si tu souhaites ajouter quelque chose pour terminer cette interview, libre à toi… Nous aimerions te remercier, mais également remercier tous les photographes et rédacteurs présents sur notre fest. Nous remercions aussi le public qui nous fait confiance chaque année. Un remerciement tout particulier à Manu Prete et Annick Bodson, responsables du Zik-Zak pour leur dévouement à notre cause.

*

Eh bien, merci surtout à Sylvie d’avoir pris le temps de répondre à ces quelques questions pour que nous puissions en savoir un peu plus sur les coulisses du Kraken ! Pour suivre toutes les actualités du festival, cela se passe sur leur page Facebook : ici. Et pour voir les photos prises lors du festival, cela se passe ici.

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