Interviews

Anamnesis, le retour de Dan après The Hexen et Waiting For

On l’avait déjà lu plusieurs fois sur la première version du blog avec son groupe Waiting For. Aujourd’hui, Dan revient pour présenter son nouveau projet : Anamnesis, un sombre mélange de doom et d’électro qui flirte avec l’horreur pour donner vie aux tourments humains.

Pour commencer, si tu le souhaites, peux-tu revenir sur la fin subite de Waiting For ? Pourquoi avoir mis fin à ce projet ? En fait, la baisse de motivation au sein du groupe se faisait ressentir petit à petit et c’est Juan, le batteur, qui est parti en premier. Nous avons essayé de continuer mais Waiting For sans lui c’était impossible et nous avons décidé d’arrêter les frais une bonne fois pour toutes.

Te voici maintenant à la tête d’Anamnesis, peux-tu revenir sur les origines du projet et qui y a pris part ? Phil (le guitariste) et Didj (le bassiste) avaient continué à faire de la musique et de mon côté j’avais décidé de faire une pause musicale de six mois. Car quitter un groupe après 11 années, ce fut un peu difficile pour moi. Je me disais que si je devais recommencer quelque chose, ce ne serait plus du Waiting For, car la tournure qu’avait pris le groupe n’était pas ma véritable identité musicale, du moins pas entièrement, pour être franc. En n’étant plus dans le groupe, tu te rends compte de choses qui ne sont pas forcément évidentes qu’au moment où tu y joues… À part une proposition ou deux, rien ne m’emballait vraiment à rentrer dans un groupe. C’est alors qu’en octobre de l’année passée, Phil et Didj m’ont contacté pour commencer un nouveau projet. Nous avons discuté et avions dans l’idée de faire un style stoner. Il ne restait plus qu’à trouver un batteur.

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Comment décrirais-tu ce nouveau projet d’un point de vue musical ? C’est quelque chose de tout à fait différent de tout ce qu’on ait pu faire dans le passé tout en gardant nos inspirations musicales et notre vécu. Nous n’avons pas de batteur, donc toute la partie de cet instrument est purement électronique, mais crédible, dans le sens où l’on se demande toujours si telle ou telle partie peut se faire avec un vrai batteur. C’est un choix purement assumé, car nous ne trouvions pas de batteurs conformes à nos attentes. À cela, sont rajoutés des samples donnant des atmosphères sombres. C’est un mélange de doom, d’indus, d’électro metal et je dirais même d’horror metal.

Qu’entends-tu par « Anamnesis » ? Est-ce que ce nom a un lien avec un éventuel concept ? L’idée du nom vient du guitariste avec « Anamnèse » que l’on a traduit en anglais, ça faisait plus crédible. L’idée était bonne car l’on pouvait parler de tout ce qui touche aux maladies, tant physiques que mentales et ça nous ouvre beaucoup de portes pour des idées de textes et d’ambiances pour les morceaux.

Qu’est-ce qui t’inspire quand tu composes de la musique et/ou écrit des paroles pour Anamnesis ? Pour l’instant, c’est surtout de l’inspiration liée à du vécu personnel, je prends chaque partie sombre de mon état et je le retranscris en paroles. Par exemple, un morceau parle d’autisme forcé, je veux dire par là se couper du monde dont tu as l’impression de ne pas faire partie, tu en viens à te créer le tien.

Peux-tu commenter la dimension visuelle d’Anamnesis ? Elle est de ta création ou tu as travaillé avec quelqu’un ? Pour ce qui est du thème avec la tête et les engrenages, je l’ai créé moi-même avec diverses images que j’ai fusionnées. Tout le visuel va être travaillé dans ce sens avec des lumières noires, box lumineux, etc.

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Pour en revenir à la musique, même si Waiting For avait viré de bord avec l’EP « Noir » en proposant quelque chose de plus sombre, je ne m’attendais pas à ce que le son d’Anamnesis soit aussi dark et aussi « brut ». Comment expliques-tu ce phénomène ? Disons que nous voulons donner un côté mélancolique, mais aussi un côté puissant à notre musique. Nous sommes allés plus loin que le côté sombre de « Noir » pour la simple et bonne raison que nous nous donnons le temps de travailler les compos. On veut aller à l’essentiel pour certaines parties, aussi pour donner un côté plus direct à notre musique.

Au niveau de la voix, le chant est beaucoup plus agressif aussi. Je pense au morceau « I Will Haunt You » sur lequel j’ai l’impression qu’il n’y a aucun contrôle… C’est le cas ou c’est une illusion ? C’est bien le cas, ce morceau parle d’un patient qui a des hallucinations, il se prend pour un spectre ou une apparition mais il n’est qu’en face de lui-même finalement et donc il devient complètement timbré. Il pète un câble et donc tout un passage est hors de contrôle comme tu l’as si bien défini. Il faut savoir que pour chaque morceau, je me mets dans la peau d’une personne différente, chaque titre a son propre rôle.

Comment avez-vous travaillé pour l’enregistrement des nouveaux titres ? Cela s’est fait tout bêtement en fait. Vu que nous avons un sampler, il est facile pour nous d’enregistrer la batterie et donc pas besoin de plusieurs micros. Deux ont suffit pour les guitares et la basse et l’autre pour le chant. Nous avons tout enregistré via un petit programme sur PC et avons fait le mix nous-mêmes. Nous sortions des versions non définitives pour avoir l’avis des gens et ça nous a permis d’avancer pour les finalisations. Attention que nous ne nous considérons en aucun cas comme des ingénieurs du son mais c’était l’occasion pour nous de travailler nous-mêmes notre démo et à vrai dire, même s’il y a des choses à dire évidemment, nous sommes assez contents du résultat.

Est-ce que vous prévoyez une sortie physique pour vos premiers titres ? On en parle et on pense sans doute faire tout ça par nous-mêmes une nouvelle fois.

Est-ce que vous prévoyez des concerts avec ce nouveau projet ? Nous avons un concert normalement le 14 février au MCP Apache. Nous avons une idée d’une date sur Liège mais rien de confirmé. On a encore du taf, que ça soit pour le rendu musical en live et le visuel également, donc sûrement pas de concert avant décembre.

En tant que fan du groupe allemand OOMPH!, tu avais eu un feedback de Dero à propos de Waiting For. Lui as-tu déjà envoyé les morceaux d’Anamnesis ? Quand je l’ai rencontré à Cologne cette année, il m’avait en effet reconnu car je lui avais donné le lien d’un de nos anciens clips il y a cinq ans et il avait apprécié, sans compter les petites interactions entre lui et moi sur sa page Facebook. Quand il m’a dit bonjour pendant son soundcheck en français devant tout le monde, il a fallu appeler un brancardier, j’allais m’évanouir. (rires) Plus sérieusement, il m’avait demandé comment ça se passait avec le groupe et je lui ai expliqué la fin de Waiting For et la naissance de notre nouveau projet. J’ai parlé de ça aussi à Flux, le guitariste et il était ok pour que je lui envoie les morceaux une fois terminés et que l’on pourrait travailler ensemble. Cela, dépendant de s’ils aimeraient notre musique ou pas. C’est envoyé mais pas encore de réponse, j’espère que mon mail n’est pas dans leurs spams ! (rires)

D’ailleurs, si je peux me permettre, qu’as-tu pensé du dernier album de OOMPH! ? J’ai bien aimé « Ritual », vraiment, et Dieu sait que je suis difficile avec ce groupe que j’ai failli lâcher définitivement il y a 7 ans. Ce n’est pas mon album préféré, mais un retour aux sources était une bonne idée et pas mal de morceaux bétonnent. Je reste malgré tout un grand fan de leurs débuts avec l’excellent album qu’est « Unrein », une vraie pépite. Et quelqu’un m’a d’ailleurs affirmé que l’on reconnaissait l’influence qu’avait cet album dans un de nos morceaux (« Between Hate And Sadness ») pour ce côté sombre et brut.

Enfin, outre la musique, tu fais aussi de la BD, tu souhaites en parler ? J’ai mon projet personnel, j’ai déjà envoyé à des maisons d’édition, mais sans succès. Mais je ne lâche rien, je continue. J’aimerais juste avoir du matériel plus moderne qui me permettrait d’avancer plus vite dans mes dessins et mes planches comme une tablette écran par exemple. Ce qui m’éviterait d’acheter des feuilles, crayons, encre, de scanner et de corriger le tout et me ferait gagner un sacré temps ! Mais bon, une bonne tablette, ça coute genre 2 000 euros, quoi ! (rires)

Si tu veux ajouter quelque chose pour terminer cette interview, n’hésite pas ! Tout d’abord, te remercier pour cette interview ! C’est toujours un plaisir ! Sinon, on n’a jamais été aussi motivés par ce projet qui démarrait de pas grand-chose. Genre, on avait que Guitar Pro pour la batterie (rires), mais qui a viré finalement vers quelque chose d’intéressant et qui nous a plu à tous les trois. J’espère qu’il plaira à d’autres personnes à l’avenir. On a déjà eu pas mal d’échos positifs et ça nous motive à continuer dans cette voie. Merci !

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